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La présidence attend « un très grand pas en avant » sur l’agenda social européen

03 mai · 12h00

Ana Paula Zacarias, Secrétaire d’État portugaise aux affaires européennes © Présidence portugaise du Conseil de l'Union européenne / Pedro Sá da Bandeira

La présidence portugaise du Conseil de l’UE espère que le Sommet social de Porto permettra d’aboutir à un large consensus entre les gouvernements, les partenaires sociaux et la société civile sur l’agenda social européen pour la prochaine décennie, avec des objectifs ambitieux et des avancées qui, admet-elle, seront lentes.

« Il ne s’agit pas d’un changement de paradigme, les changements de paradigme ne se font pas en l’espace d’une conférence, mais c’est un grand pas en avant, un passage des principes à l’action », déclare Ana Paula Zacarias, secrétaire d’État portugaise aux affaires européennes, tout en soulignant que les principes déjà convenus à Göteborg en 2017 mettront plusieurs années à se traduire dans les faits.

« Tout d’abord, les principes ont été adoptés en 2017. Il nous a ensuite fallu plusieurs années pour arriver à l’idée qu’ils devaient être assortis d’une série d’objectifs. Et il nous faudra tout autant d’années pour parvenir à des engagements juridiques contraignants. Cela va prendre du temps, mais ce que nous voulons, c’est poser les premiers jalons » à Porto, souligne-t-elle.

Le Sommet social peut également fournir l’approche du processus législatif sur un ensemble de propositions de la Commission européenne, notamment : la directive sur le salaire minimum, la directive sur la transparence des rémunérations, la proposition de recommandation sur la garantie pour l’enfance, les propositions relatives à la présence des femmes aux postes de direction, la stratégie en faveur des sans-abri ou la stratégie européenne en faveur des personnes handicapées. « Ce sont autant d’aspects complémentaires de notre action à Porto », déclare Ana Paula Zacarias.

Les grands objectifs proposent que, d’ici à 2030, 78 % des adultes en Europe occupent un emploi, qu’au moins 60 % des personnes suivent une ou plusieurs formations par an et que 15 millions d’Européens « au moins » sortent de la pauvreté, dont cinq millions seront des enfants.

« Les États membres doivent s’engager par rapport à ces objectifs et dire "oui", et nous devons "mettre à profit" l’agenda social européen pour sortir de la crise et parvenir à une trajectoire plus cohérente. Nous devons atteindre ces objectifs. Chacun fera ce qu’il pourra avec son système social et avec cette action commune à tous les États membres », déclare Ana Paula Zacarias.

« Si les entreprises, les organisations patronales, les syndicats et la plateforme sociale indiquent également qu’ils sont disposés à œuvrer à la réalisation de ces objectifs, je pense que nous aurons ici un très large consensus, alors qu’à Göteborg, seuls les gouvernements étaient présents », estime la secrétaire d’État, qui s’attend à ce qu’un « très grand pas en avant » soit franchi lors du Sommet social de Porto.

 

*en collaboration avec LUSA