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Aguas Estreitas#26 2019 100X120cm

Culture

Une lumière de printemps, d’Ilda David’, au Centre culturel portugais du Luxembourg

11 avr. · 09h00

Sans titre, 2019, Águas estreitas ( Eau étroite ) 26, acrylique sur toile, 100x120cm © Ilda David'

Le Centre culturel portugais – Camões, au Luxembourg, présente, dans le cadre de la présidence portugaise du Conseil de l’Union européenne, un ensemble de peintures d’Ilda David’, datées de 2019 et 2020.

 

L’exposition Une lumière de printemps est composée de 27 peintures à l’acrylique sur toile, provenant de quatre séries – Eaux étroites, Détours de la nature, Déméter, Daphné –, et peut être visitée jusqu’au 14 mai.

 

Organisée par Nuno Faria, actuel directeur artistique du Musée de la Ville à Porto, cette exposition se penche sur les recherches plastiques qui caractérisent Ilda David’ et le travail mené par l’artiste depuis quarante ans : « Un univers artistique où se croisent, de manière particulièrement fructueuse et stimulante, l’image et le mot, la littérature et la peinture », explique-t-il. Elle réunit un vaste ensemble de dessins (et quelques gravures) « dont le dénominateur commun est la thématisation de l’irréductible diversité du langage de la nature », affirme Nuno Faria.

ID 2020 40X30cm Deméter#2

Deméter 2, 2020, acrylique sur toile, 40x30 cm © Ilda David'

La production artistique d’Ilda David’, née à Benavente, en 1955, « est une sorte d’herborisation dont le projet serait de transformer la vie en œuvre et l’œuvre en vie », poursuit le commissaire, reprenant les mots d’Eça de Queiroz à propos des livres de Júlio Dinis : c’est « un lieu où l’on va respirer ».

 

« Les choses ne sont jamais vraiment seulement ce qu’elles semblent être. Ces peintures se constituent comme des existences atmosphériques qui dialoguent cosmiquement avec des images et des textes d’autres époques. Elles s’offrent comme des champs d’expérience et d’entendement de l’existence en tant que réalité spirituelle et métaphysique, qui dépasse le temps, l’espace, toutes les distinctions et les hiérarchies existant entre nous (tous les êtres vivants) et le monde, entre la réalité et la perception que nous en avons. La réalité est la respiration », conclut Nuno Faria.

ID 03 Desvios Da Natureza 80X100

Desvios da Natureza 3 (Les déviations de la nature), acrylique sur toile, 80x100 cm © Ilda David'

Une lumière de printemps

27 peintures (acrylique sur toile), datées de 2019 et 2020, choisies dans quatre séries :

 

  • Eaux étroites (cinq toiles, 2019, 80 × 60 cm et 100 × 120 cm) ;
  • Détours de la nature (quatre toiles, 2019, 80 × 10 cm) ;
  • Déméter (cinq toiles, 2020, 40 × 30 cm) ;
  • Daphné (treize toiles, 2020, 40 × 30 cm).

À propos d’Ilda David’

Née en 1955 à Benavente, Portugal, elle vit et travaille à Lisbonne. Elle a étudié à l’École supérieure des Beaux-arts de Lisbonne de 1976 à 1981.

Ilda David Credito Manuel Botelho

Ilda David' @ Photo: Manuel Botelho

Expositions individuelles (sélection)

2020

  • Almoço no Campo (Déjeuner à la campagne), Land Art Cascais, Quinta do Pisão, Cascais
  • Por Trás das Árvores Há Um Outro Mundo (Derrière les arbres se tient un autre monde), Musée de la Ville – Casa Guerra Junqueiro, Porto

2019

  • Desvios da Natureza (Détours de la nature – peinture), Musée municipal de Faro, Faro

2017

  • As Florestas São do Outro Mundo (Les Forêts appartiennent à l’autre monde – peinture), Galerie Neupergama, Torres Novas

2016

  • Do Negro a Luz – Desenho 1986-2016 (Du noir la lumière – Dessin 1986-2016), Fondation Carmona e Costa, Lisbonne

2014

  • Maria Gabriela Llansol: O encontro inesperado do diverso (Maria Gabriela Llansol : La rencontre inespérée de la diversité – avec Duarte Belo), CIAJG, Guimarães
  • Azul de Perdição (Azur de perdition – peinture sur papier), Giefarte, Lisbonne
  • Amor de Perdição (Amour de perdition – peinture sur papier), Maison-musée de Camilo, São Miguel de Seide