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Actualités

Une conférence de haut niveau dresse le bilan dix ans après la Convention d’Istanbul

06 avr. · 16h25

© Présidence portugaise du Conseil de l'Union européenne 2021 / Pedro Sá Bandeira 

Aujourd’hui, 6 avril, s’est tenue la conférence de haut niveau « 10e anniversaire de la signature de la Convention d’Istanbul. État de l’art », organisée par la présidence portugaise du Conseil de l’Union européenne, avec la participation de représentants du Parlement européen, d’Europol, de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE), ainsi que de membres du GREVIO – Groupe d'experts sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique, du Lobby européen des femmes, d’universitaires et de journalistes.


L’objectif de cette conférence était de dresser le bilan dix ans après la Convention d’Istanbul, d’analyser les impacts de la pandémie et, tout particulièrement, de réfléchir aux mesures et aux actions concrètes nécessaires afin de garantir que les dispositions de la Convention soient respectées, en accord avec la priorité fondamentale de l’UE de mettre un terme à toutes les formes de violence contre les femmes et les filles, ainsi qu’avec la nouvelle stratégie de l’UE pour l’égalité des genres 2020-2025.

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Mariana Vieira da Silva, ministre d’État et de la Présidence du Conseil des ministres du Portugal © Présidence portugaise du Conseil de l'Union européenne 2021 / Pedro Sá da Bandeira

Comme l’a déclaré la ministre d’État et de la Présidence du Conseil des ministres du Portugal, Mariana Vieira da Silva, lors de l’ouverture de cette conférence, « la Convention d’Istanbul dessine la carte d’une Europe où toutes les filles et toutes les femmes se sentent en sécurité, où elles sont protégées et où elles peuvent suivre les voies qu’elles souhaitent » ; il s’agit donc d’« un outil qui permet d’établir les orientations nécessaires à une base commune de protection dans tous les États membres ». Un message partagé la commissaire européenne à l’Égalité, Helena Dalli, et par les ministres du Trio de présidences en charge de l’Égalité, le ministre slovène, Janez Cigler Kralj, et la ministre allemande, Franziska Giffey.


La secrétaire d’État portugaise à la Citoyenneté et à l’Égalité, Rosa Monteiro, a clos la conférence. Selon la dirigeante, « en signalant les défis et les dangers de régression qui nous menacent, cette conférence a permis de conclure que prime un fort engagement à continuer la transformation rendue possible par la Convention d’Istanbul au long des dix dernières années, grâce à des mesures allant du renforcement des systèmes d’aide et de protection des victimes à l’augmentation des connaissances et de la reconnaissance de ce fléau, ainsi qu’à la déconstruction active des stéréotypes de genre formant la base de toutes les formes de violence contre les femmes et les filles ».

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Rosa Monteiro, secrétaire d’État portugaise à la Citoyenneté et à l’Égalité © Présidence portugaise du Conseil de l'Union européenne 2021 / Pedro Sá da Bandeira

Le Portugal a été le premier pays de l’UE à adhérer à la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, adoptée à Istanbul en mai 2011. Il s’agit du premier traité international juridiquement contraignant pour lutter contre la violence à l’égard des femmes, entré en vigueur en 2014 et aujourd’hui ratifié par 33 pays et signé par 12 autres États ou entités supranationales.