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Les impacts de la crise ne seront pas neutres en matière de genre

05 mars · 18h00

Mariana Vieira da Silva, ministre d’État et de la Présidence du Portugal © Présidence portugaise du Conseil de l'Union européenne 2021 / Pedro Sá da Bandeira

« Le 8 mars prochain, nous célébrons la Journée internationale des femmes : c’est le bon moment pour reconnaître que la lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes est un combat quotidien et que nous devons concentrer nos efforts à voir clairement ce qu’il faut changer », a affirmé la ministre d’État et de la Présidence du Portugal lors de la séance d’ouverture du webinaire intitulé « L’égalité entre les femmes et les hommes comme facteur de la reprise », organisé dans le cadre de la présidence portugaise du Conseil de l’Union européenne.


À l’occasion de cette conférence les résultats d’une note de recherche élaborée par l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) pour la présidence portugaise du Conseil de l’UE sur les impacts socioéconomiques de la COVID-19 relativement à l’égalité des genres ont été présentés. « Les impacts de la crise ne seront pas neutres en matière de genre, ils vont affecter différemment les hommes et les femmes », a insisté Mariana Vieira da Silva.


Toutefois, au-delà des chiffres, cette note de recherche aide à comprendre et à exposer les défis qui se présentent : « Derrière les chiffres se cache la dure réalité que les femmes doivent affronter à cause de la pandémie. Des femmes qui sont en première ligne, mais qui continuent d’être laissées pour compte », a affirmé la ministre portugaise.

“ Mon message principal est que nous ne pouvons changer que ce que nous pouvons voir clairement. Notre présidence veut que ces données contribuent à la construction de nos politiques publiques, afin d’apporter un signal politique fort qui valorise le dialogue sur les inégalités à long terme. ”

Mariana Vieira da Silva, ministre d’État et de la Présidence du Portugal

La COVID-19 est venue augmenter les inégalités préexistantes. Le télétravail, par exemple, a entraîné de nouveaux défis relativement à la conciliation de la vie personnelle et professionnelle. S’agissant d’une préoccupation commune à tous les États membres, les politiques doivent répondre non seulement aux inégalités cycliques, mais aussi à des facteurs structurels. « Nos actions doivent renforcer les principes qui visent à rendre l’Europe plus inclusive et plus égalitaire », a déclaré Vieira da Silva.

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© Présidence portugaise du Conseil de l'Union européenne 2021 / Pedro Sá da Bandeira

“ Nous savions, quand nous avons assumé la présidence du Conseil de l’Union européenne, que les conséquences socioéconomiques de la pandémie allaient surgir et, depuis le départ, nous avons voulu comprendre ces impacts et travailler à des réponses politiques étayées par des données réelles. ”

Mariana Vieira da Silva, ministre d’État et de la Présidence du Portugal

Le lendemain de l’adoption du Plan d’action sur le socle européen des droits sociaux, la ministre portugaise de la Présidence a également signalé la proposition d’établissement de mesures de transparence salariale : « Instaurer le principe “à travail égal, salaire égal” est vital pour réduire les disparités salariales et les inégalités existant entre les pensions de retraite et protéger les femmes salariées. »


La ministre a conclu qu’il est fondamental que l’Union européenne et les États membres assument l’égalité entre les femmes et les hommes comme « un moteur de la reprise ». Elle a salué la Commission européenne pour avoir introduit et intégré la perspective du genre dans les plans nationaux pour la reprise et la résilience.
Lors de son intervention, la commissaire européenne à l’Égalité, Helena Dalli, a fait un bilan de la première année de la stratégie européenne d’égalité entre les hommes et les femmes 2020-2025 et a affirmé qu’il fallait considérer la crise actuelle comme l’occasion de redoubler d’efforts en matière d’égalité des genres et des droits des femmes, afin d’empêcher tout retour en arrière et de concrétiser la stratégie européenne d’égalité entre les hommes et les femmes à l’horizon 2025.